Symphony in Ottawa’s Grand Hall

Ouverture de la saison de l’orchestre

Par Marina Kochetova

Dans un monde qui évolue à une vitesse vertigineuse, chaque communauté ethnoculturelle s’efforce de préserver ses traditions. Celles-ci apportent en effet un certain ordre à notre époque moderne, devenue extrêmement chaotique. Pour nous, russophones vivant loin de notre terre d’origine, la préservation des traditions revêt une importance toute particulière.

Nous ne devons pas perdre notre identité parmi les nombreuses communautés ethnoculturelles du Canada, dont chacune est fière de son patrimoine. C’est grâce aux traditions que nous pouvons préserver les valeurs transmises et soigneusement protégées par nos ancêtres au fil des siècles. Nous pouvons — et nous devons — contribuer à faire du Canada, notre seconde patrie, un pays multiculturel réunissant les particularités culturelles de tous les peuples qui y vivent. Ainsi, les traits distinctifs de chacun pourront devenir un patrimoine commun et nous permettront de créer ensemble une harmonieuse symphonie de la vie.

On a beaucoup parlé et écrit au sujet de la mystérieuse âme russe. Pourtant, jusqu’à présent, personne n’est parvenu à apporter une réponse définitive aux questions qu’elle soulève. Peut-être qu’un contact, même fugace, avec l’héritage artistique de la grande culture russe aidera ceux qui le souhaitent à mieux comprendre ce mystère.

La musique classique est une sorte de baguette magique qui aide à se libérer de la négativité. Des scientifiques ont établi que les notes de musique — non pas au sens métaphorique, mais littéralement — peuvent agir comme un diapason, harmonisant les vibrations cellulaires et contribuant à rétablir l’équilibre des fonctions de l’organisme humain. On attribue à la musique classique russe une puissance encore plus grande.

Aujourd’hui, l’Orchestre du Centre national des Arts inaugure sa nouvelle saison avec des œuvres très appréciées et immédiatement reconnaissables de compositeurs russes — une musique dotée d’une extraordinaire force bienfaisante. Le pianiste japonais Makoto Ozone interprète la Rhapsodie sur un thème de Paganini de Sergueï Rachmaninov, suivie des Tableaux d’une exposition de Modeste Moussorgski.

Heureux sont ceux qui ont choisi de passer cette soirée en compagnie de l’incomparable musique classique russe.

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